Aménagement paysager comestible – écomestible | La permaculture et l’agroécologie — Des solutions sensées aux problèmes modernes
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permaculture et agroécologie

La permaculture et l’agroécologie — Des solutions sensées aux problèmes modernes

11 nov 2013, by Jonathan Pineault in agriculteurs paysagistes
La permaculture et l’agroécologie sont des approches apparues dans les années 70 face à la destruction massive des sols et de la biodiversité par l’agriculture industrielle et chimique.

La permaculture a été fondée en Australie, vers la fin des années soixante par Bill Mollison et David Holmgren. C’est une approche au design des systèmes humains basées sur l’observation. Elle peut s’appliquer autant à votre jardin potager, qu’à un nouveau développement résidentiel ou à une ferme laitière. Trois principes fondateurs composent l’éthique centrale : obtenir une récolte, soigner la terre et redistribuer les surplus. Le non-travail du sol est préconisé pour bâtir la fertilité naturelle. La conception des systèmes agronomiques sous cette approche tente d’incorporer toutes les strates végétatives pour la production de nourriture : les arbres à noix, les arbres et arbustes fruitiers, les annuelles et vivaces comestibles, les racines, les vignes et les champignons. Toutes ces récoltes sont organisées pour augmenter les interrelations bénéfiques toujours en diminuant la compétition entre les espèces. De plus, les systèmes sont organisés en zones d’utilisation : les éléments qui doivent être fréquemment récoltés ou entretenus sont aménagés près de l’entrée de la maison, tandis que ceux qui sont récoltés une fois l’an sont éloignés du bâtiment principal.

L’agroécologie est plus connue chez nos cousins français. Pierre Rabhi en est un digne représentant, militant depuis plus de 40 ans pour changer les pratiques culturales et aller au-delà du simple biologique. L’agroécologie vise à remplacer une tâche humaine (fertilisation, contrôle des ravageurs) par un service de l’écosystème. Ainsi, dans un champ de céréales, en plantant des haies diversifiées, nous pourrons obtenir en même temps des insectes pollinisateurs, des insectes prédateurs, des oiseaux insectivores, une haie brise-vent et même une récolte de noix! Les techniques proposées sont très largement à la portée des paysans et des fermes mécanisées. Il s’agit d’allier la science moderne à la reconstruction de la biosphère (écologie) et à la production de nourriture (agronomie). Ainsi, la fabrication de compost de haute qualité est à la portée de tous, et ce, sous tout climat. Plutôt que de régler les problèmes un à un au moyen de technologies coûteuses qui causent d’autres problèmes (serres hydroponiques sophistiquées, produits chimiques et OGM), plusieurs sont solutionnés par l’adoption de l’agroécologie et de la permaculture. Ces deux approches contribuent à reconstruire les sols, stocker l’eau, enrayer l’érosion, réaménager des habitats pour la faune tout en produisant de la nourriture, en ville comme en campagne.

Le Québec à connu sa révolution verte comme ailleurs en adoptant l’agriculture chimique et mécanisée. Le scénario alarmant est classique : destruction des habitats naturels, extinction des espèces (le monarque est le prochain sur la liste), érosion des sols, etc. Tous les palliés gouvernementaux doivent adopter largement l’agroécologie et la permaculture pour relocaliser la production de nourriture : parcs publics avec jardins forestiers fruitiers, fermes sans labour, haies brise-vent, vergers diversifiés, etc. La ville de Seattle aux États-Unis inaugure sa première forêt nourricière publique et le gouvernement français a annoncé une recherche extensive sur l’agroécologie.

De notre côté, nous avons commencé notre premier projet d’agroécologie cette année, ainsi que nos premiers jardins forestiers résidentiels : visitez notre page Facebook pour visualiser nos projets au www.facebook.com/ecomestible.

Paru originalement dans le buletin de l’automne 2013 du Conseil Régional de l’Environnement de l’Estrie.

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